Publié par yves.cazorla.over-blog.com

Jean-Louis Potherat est mort, Lirac pleure

 

 

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Décès l Maire de 1995 à 2001, et depuis 2008, il a été retrouvé sans vie, hier à son domicile

 

Un brave type... Plus que le “politique”, c’est l’image de l’homme de la terre que Jean-Louis Potherat laissera à Lirac.
Il a été retrouvé sans vie hier midi à son domicile à l’âge de 59 ans, et l’annonce de son décès a suscité une émotion immense, signe de la sympathie que ce maire atypique suscitait en Gard rhodanien.
Viticulteur de profession, Jean-Louis Potherat ne possédait pas de terres, mais travaillait au domaine la Tour des chênes à Saint-Laurent-des-Arbres. Cette vigne qu’il aimait tant, il la défendait avec coeur au sein de l’appellation
Lirac. Il devait d’ailleurs ouvrir prochainement le caveau du syndicat au village.

 
«Rêvez et nous ferons le reste»

 

C’est cet amour pour son Gard provençal adoptif qui a poussé Jean-Louis Potherat à se présenter à la mairie de Lirac en 1995. Trois listes s’étaient présentées aux électeurs, fait rare dans un village de 800 âmes, et c’est la sienne qui a raflé les sept sièges dès le premier tour. Pendant six ans, l’homme n’a eu de cesse de faire vivre sa commune, défendant notamment un projet de parc éolien, impulsé par le gouvernement en 1999.
L’affaire avait fait grand bruit. Aussi pour l’hostilité que cela engendrait dans le village voisin de Tavel. Cela n’avait pas empêché Jean-Louis Potherat de défendre ce projet avec conviction, y compris au sein de l’association pour la promotion des éoliennes à Lirac qu’il avait présidé dès 2001, après avoir renoncé à un autre mandat en mairie cette même année. Mais le maire qu’il était manquait à son village. En 2008, il était poussé par nombre de Liracois de revenir aux commandes de la commune. Avec succès.
C’est avec beaucoup d’émotion que Jean-Louis Potherat retrouvait son écharpe de maire en 2008. « Rêvez et nous ferons le reste », avait-il lancé au public, au soir de son élection. Depuis, entouré d’une équipe motivée, il avait poursuivi l’embellissement de son village. Dans le dernier bulletin annuel, distribué à l’occasion des voeux, il assurait que la plupart des engagements ont été tenus ou sont en cours de réalisation. « Une forte cohésion de l’équipe municipale permet à chaque adjoint ou conseiller, en charge d’un dossier, de le mener à son terme », écrivait-il à ses administrés.
Hier, c’est son premier adjoint Michel Vierne qui, sans nouvelle depuis plusieurs jours, est allé frapper à sa porte. Et a constaté le décès du maire... De son ami. Comme lui, Lirac pleure aujourd’hui le départ de Jean-Louis Potherat.

 

Un élu atypique

 

Lunettes rouges sur le nez, noeud papillon au lieu de la sempiternelle cravate, parfois même en short ou tee-shirt dans les réunions officielles, Jean-Louis Potherat était un élu atypique. Et ô combien attachant. Socialiste, défenseur d’une agglo en Gard rhodanien, il était apprécié par ses homologues maires.
Hier déjà, beaucoup exprimaient leur émotion (source Midi Libre du 27 mars 2011).

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