Publié par yves.cazorla.over-blog.com

 

 

Hollande confronté à son tour au casse-tête des retraites

François Hollande, dans la cour de l'Élysée, le 1er mars.

Comme Nicolas Sarkozy, l'actuel chef de l'État va devoir se résoudre à augmenter l'âge de départ légal.

 

François Hollande se rend compte que la politique de N. SARKOZY était mieux adaptée à la situation de la France. Mais le temps perdu à détricoter ce qui a été fait par l'ancien gouvernement a fait perdre beaucoup trop de temps dans un monde qui n'attend pas (chaque jour 1000 personnes perdent leur emploi). La France a besoin de dirigeants réactifs et efficaces. Prendre conscience seulement aujourd'hui que le pays traverse plusieurs crises depuis 2008 a aggravé la situation et a fait perdre beaucoup d'argent.

 

Après avoir critiqué tant et plus la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy et inscrit dans son programme le retour de l'âge légal de départ à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler tôt,  François Hollande est confronté à son tour au casse-tête de l'équilibre du régime général. Casse-tête fonction de trois paramètres: le montant des pensions, le niveau des cotisations, l'âge légal de départ.

 

F. Hollande devra bien se résoudre, à un moment, à expliquer pourquoi, après avoir autant combattu Sarkozy, il se résout à pratiquer la même politique. Car la réforme des retraites aura bien lieu. Comme le reconnaît Marisol Touraine: «C'est une exigence, puisque le régime n'est pas équilibré.»


  • Faire des économies par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux,
  • Relancer le pouvoir d'achat avec les heures supplémentaires défiscalisées,
  • Donner de l'oxygène aux entreprises en allégeant leurs charges, ce qui se serait répercuté sur l'emploi,
  • Allonger de deux ans l'âge de la retraite à 62 ans (l'allongement de la durée de vie y est pour quelque chose),
  • Ne pas accueillir plus de personnes en France qu'elle ne peut prendre en charge, cela jusqu'à ce que la France atteigne un niveau d'endettement raisonnable.

Voila des mesures qui auraient porté leurs fruits cette année pour améliorer la situation de la France et éviter le matraquage des classes moyennes.

 

La question posée lors des élections présidentielles était : Qui de Nicolas SARKOZY ou de F. Hollande était le mieux à même de gouverner la France en période de crise ? La réponse est maintenant de plus en plus évidente pour les Français qui ont voté F. HOLLANDE.

 

Si Nicolas SARKOZY n'avait pas sauvé les banques en période de crise, on peut se demander où seraient nos économies aujourd'hui et que seraient devenues les entreprises qui travaillent avec un décalage de trésorerie. Beaucoup d'entre elles auraient certainement déposé leur bilan faute de banquier.

 

En conclusion, on peut dire qu'on a la démonstration depuis le mois de mai que ce gouvernement qui n'a toujours pas renoncé à gaspiller l'argent public, pilote à vue, sans cap. C'était malheureusement prévisible.

 

Y a-t-il un vrai commandant sur le paquebot France ou seulement un capitaine de pédalo ? A vous de répondre à cette question.

 

Yves CAZORLA

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